Le bonheur versus le malheur

La question de bonheur ou malheur peut parfois ne pas se poser. En effet, quand on est dans le bas de la pyramide de Maslow (figure 1), c’est-à-dire qu’on n’a pas assez à manger, pas de vêtements corrects, pas d’argent, pas de logement, pas de travail, quand on ne peut pas se soigner en cas de maladie, le bonheur ou le malheur ne se posent pas en question : on est dit ‘’malheureux’’. Le besoin est alors élémentaire : se nourrir, se vêtir, se loger, prendre soin de soi et avoir des amis.

       Figure 1 :

Source: fplanque.com

Ce n’est que quand ces besoins physiologiques, de sécurité et, d’appartenance et de relations (les trois bas étages de la pyramide de Maslow) sont satisfaits qu’alors, on peut seulement penser au bonheur.              

On a plus souvent une idée de ce qu’est le malheur. Mais a-t-on une idée de ce qu’est le bonheur ? Souvent, non. C’est peut-être pour cela que beaucoup de gens ont du mal à le trouver ou même arrêtent de le chercher.

Quand on a mal, on s’en rend compte, quand on n’a pas mal, on ne s’en rend pas compte ! C’est souvent pareil avec le bonheur et le malheur : le malheur, on le sent de suite, pas de doute, c’est un problème, on le voit bien. Le malheur est très visible, même celui des autres, même celui que l’on ne comprend pas.

Mais le bonheur quand il est là, on ne s’en rend pas forcément compte, on ne le voit pas toujours. Souvent, le bonheur est invisible. Et comment être heureux si on ne voit pas le bonheur quand il est là ?
La première chose à faire est d’essayer de voir le bonheur ! Essayer d’y faire attention, de bien repérer le bonheur quand il est là, de s’en rendre compte.

Le bonheur est tout-à-fait dépendant de notre façon de prendre la vie et il n’est pas le même pour tous.

Comme André Comte Sponville (Philosophe français né en 1952), on peut dire : « Pour être heureux, il faut s’occuper d’autre chose que de sa petite personne. » Il y a quelque chose de bien pratique dans le bonheur : quand on en donne, on en a encore plus ! C’est un phénomène très rare dans la vie : d’habitude, quand on donne quelque chose, on en a moins ! Et donner du bonheur procure de la joie.

C’est toujours André Comte Sponville qui dit : « Le malheur, c’est quand la joie est absente. »

Etre malheureux, c’est quelquefois bien pratique : on peut se faire plaindre, attirer l’attention, demander à la terre entière de s’occuper de soi. Comme si le malheur servait à dire aux autres : « Occupez-vous de moi ! » On peut trouver des avantages au malheur : La vie n’est pas plate, on se prend pour le centre du monde, le seul à qui tout cela arrive, on devient même un héros, un héros du malheur.

Mais attention : la souffrance fait partie de nos vies, on a le droit d’être malheureux. Mais le rester est de notre responsabilité, de notre bon vouloir. Il y a toujours autour de nous quelqu’un pour nous aider. Encore faut-il avoir le courage d’accepter son aide ! Cela va nous forcer à changer de statut et de ne plus être le centre du monde des plaignants. Il n’y a aucun intérêt à souffrir quand on peut faire autrement.

Partager son malheur avec une personne de confiance fait du bien, cela le diminue. C’est important de le partager, même si on croit que les autres auront de la peine. Si certains ont trop de peine, s’ils font semblant de ne pas comprendre, s’ils partent en courant parce qu’ils ne veulent pas savoir, c’est que c’est trop dur pour eux de l’entendre. Cela peut résonner trop fort en eux et ce n’est pas pour cela qu’ils ne sont plus vos amis : chacun a ses limites.

Donc courage, devenez heureux et votre santé s’en portera mieux. En effet, le corps et l’esprit ne font qu’un.

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